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Une
pincée de rigueur scientifique dans le monde du sandwich «La logique à suivre n'étant pas d'éviter la rencontre indésirable de certains éléments, mais plutôt de favoriser le contact de ceux qui DOIVENT se toucher.» La problématique Depuis
que j'ai commencé à m'intéresser plus particulièrement
au monde du sandwich, j'ai pu constater que les règles préétablies
sont peu nombreuses, pour ne pas dire inexistantes. Le confectionneur
maison est laissé à lui-même, ne pouvant se fier
qu'à ses goûts et à l'inspiration du moment pour
orienter son uvre. Vous me direz que c'est amplement suffisant,
mais je suis d'avis qu'on laisse ainsi en friche un énorme potentiel.
Finie la jachère, c'est le temps ou jamais de semer et de récolter,
si vous me permettez des comparaisons agricoles douteuses. Pour remédier
à cette situation et permettre à tous de vivre dans un
climat agréable émotionnellement, j'ai cru bon d'établir
certaines règles de base concernant l'élaboration du sandwich.
Pour ce faire, rien ne m'apparaissait plus pertinent que de tâter le pouls de la population québécoise sur ses habitudes sandwichiennes, à l'aide d'un sondage à plus ou moins grand déploiement (moins pour être exact). Les résultats Ce que
j'ai découvert à travers tout ça? C'est qu'il existe
différents profils d'artisan-sandwich, et donc pas de vérité
ABSOLUE. Pour la binarité, on repassera. En revanche, les quelques
profils dressés ci-bas pourront vous donner des pistes à
suivre selon votre tempérament. Sans plus tarder, les voici: La citation
en début de texte résume assez bien cette école
de pensée. L'individu dit stratégique fait primer certains
aspects dans la composition de son repas sur tout le reste; pour un
sandwich aux ingrédients de base, certaines combinaisons sont
pour lui inévitables: la viande doit toucher la moutarde, et
la tomate doit être incorporée entre plusieurs éléments
afin de ne pas troubler l'équilibre hydrique du pain. Finalement,
prenant avantage du fait que le fromage ne souffre pas d'un contact
avec la mayonnaise, le stratège prend les dispositions nécessaires. Ce titre
n'est évidemment pas accessible à tous, parce qu'il est
le fruit de nombreux (très nombreux) contacts avec le sandwich
et ses adeptes. Ces contacts sont préférablement faits
dans un contexte rémunéré et mentionnable dans
un curriculum vitae. Les bénéfices retirés, en
plus du fait de pouvoir contribuer à Charles sous le couvert
de l'anonymat, sont une opinion supérieure et un jugement extérieur
sur les habitudes sandwichiennes des gens, mais également l'émergence
de goûts personnels saugrenus et variés. Une belle récompense,
quoi. Ce type
d'individus privilégie une approche assez traditionnelle quant
à l'ordre et à l'identité des composantes d'un
sandwich (à savoir pain brun-pas-blanc / moutarde-ou-mayo / viande
/ fromage / salade / pain brun), mais se distingue du type classique
(sur lequel on ne s'étendra pas, pour cause de surabondance d'exemples
flagrants) par la manière dont le sandwich sera présenté
(par exemple, la coupe du sandwich sera volontairement exécutée
en signe de différentiation d'avec la norme). Le caméléon s'adapte aux ingrédients qui se trouvent à sa portée lorsque l'envie de se confectionner un sandwich le saisit. Faisant preuve d'une grande adaptabilité, il sait apprécier un sandwich fait avec grâce mais sera également en mesure d'accepter les jours plus fades. Un type que chacun de nous devrait incorporer à son propre style. Conclusion Un grand merci aux collaborateurs suivants: Lisa, Laurie, Mireille (Montréal), Mireille (Québec), Marie-Noëlle, Alexandre, Vincent et le mystérieux consultant-expert anonyme. Ouverture sur le sujet Pour toute question, commentaire ou suggestion, n'hésitez pas une seconde de plus et écrivez-moi à chroniquesandwich@gmail.com |
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