Savoir s'alimenter.
 
 
 

Une pincée de rigueur scientifique dans le monde du sandwich
Une chronique sandwich préparée par Maryse Boyce, avec des oignons

«La logique à suivre n'étant pas d'éviter la rencontre indésirable de certains éléments, mais plutôt de favoriser le contact de ceux qui DOIVENT se toucher.»

La problématique

Depuis que j'ai commencé à m'intéresser plus particulièrement au monde du sandwich, j'ai pu constater que les règles préétablies sont peu nombreuses, pour ne pas dire inexistantes. Le confectionneur maison est laissé à lui-même, ne pouvant se fier qu'à ses goûts et à l'inspiration du moment pour orienter son œuvre. Vous me direz que c'est amplement suffisant, mais je suis d'avis qu'on laisse ainsi en friche un énorme potentiel. Finie la jachère, c'est le temps ou jamais de semer et de récolter, si vous me permettez des comparaisons agricoles douteuses.

Le but

Pour remédier à cette situation et permettre à tous de vivre dans un climat agréable émotionnellement, j'ai cru bon d'établir certaines règles de base concernant l'élaboration du sandwich.

L'expérimentation

Pour ce faire, rien ne m'apparaissait plus pertinent que de tâter le pouls de la population québécoise sur ses habitudes sandwichiennes, à l'aide d'un sondage à plus ou moins grand déploiement (moins pour être exact).

Les résultats

Ce que j'ai découvert à travers tout ça? C'est qu'il existe différents profils d'artisan-sandwich, et donc pas de vérité ABSOLUE. Pour la binarité, on repassera. En revanche, les quelques profils dressés ci-bas pourront vous donner des pistes à suivre selon votre tempérament. Sans plus tarder, les voici:

LE STRATÈGE

La citation en début de texte résume assez bien cette école de pensée. L'individu dit stratégique fait primer certains aspects dans la composition de son repas sur tout le reste; pour un sandwich aux ingrédients de base, certaines combinaisons sont pour lui inévitables: la viande doit toucher la moutarde, et la tomate doit être incorporée entre plusieurs éléments afin de ne pas troubler l'équilibre hydrique du pain. Finalement, prenant avantage du fait que le fromage ne souffre pas d'un contact avec la mayonnaise, le stratège prend les dispositions nécessaires.

LE CONSULTANT-EXPERT ANONYME

Ce titre n'est évidemment pas accessible à tous, parce qu'il est le fruit de nombreux (très nombreux) contacts avec le sandwich et ses adeptes. Ces contacts sont préférablement faits dans un contexte rémunéré et mentionnable dans un curriculum vitae. Les bénéfices retirés, en plus du fait de pouvoir contribuer à Charles sous le couvert de l'anonymat, sont une opinion supérieure et un jugement extérieur sur les habitudes sandwichiennes des gens, mais également l'émergence de goûts personnels saugrenus et variés. Une belle récompense, quoi.

LE CLASSIQUE, MAIS MODERNE

Ce type d'individus privilégie une approche assez traditionnelle quant à l'ordre et à l'identité des composantes d'un sandwich (à savoir pain brun-pas-blanc / moutarde-ou-mayo / viande / fromage / salade / pain brun), mais se distingue du type classique (sur lequel on ne s'étendra pas, pour cause de surabondance d'exemples flagrants) par la manière dont le sandwich sera présenté (par exemple, la coupe du sandwich sera volontairement exécutée en signe de différentiation d'avec la norme).

LE CAMÉLÉON

Le caméléon s'adapte aux ingrédients qui se trouvent à sa portée lorsque l'envie de se confectionner un sandwich le saisit. Faisant preuve d'une grande adaptabilité, il sait apprécier un sandwich fait avec grâce mais sera également en mesure d'accepter les jours plus fades. Un type que chacun de nous devrait incorporer à son propre style.

Conclusion

Un grand merci aux collaborateurs suivants: Lisa, Laurie, Mireille (Montréal), Mireille (Québec), Marie-Noëlle, Alexandre, Vincent et le mystérieux consultant-expert anonyme.

Ouverture sur le sujet

Pour toute question, commentaire ou suggestion, n'hésitez pas une seconde de plus et écrivez-moi à chroniquesandwich@gmail.com